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Gérard « Ti-Noir » Joyal : une vie de musique

Interview réalisé par Pierre Chartrand, auprès de M. Yvan Joyal, fils de Gérard Joyal. Vol. 8, no. 1, Automne 2003

par CHARTRAND Pierre

PC : Comment votre père a-t-il commencé à jouer du violon ?
YJ : Mon père (Gérard Joyal) est né en 1921. Ses parents étaient tous deux accordéonistes. Son père, né à Saint-Cyrille-de-Wendover, a grandi à Drummondville même, tandis que sa mère était de Saint-Joachim-de-Courval (tout près de Drummondville). Papa a commencé à jouer à 5 ans. Il prenait le violon de sa soeur, qui était sur le piano, même si son père le lui interdisait, ayant peur qu’il ne le brise.

PC : Sa soeur jouait donc de la musique...
YJ : Elle jouait un petit peu de violon, comme plusieurs de la famille, dont trois tantes, et deux oncles Robert et Laurent (frères de Gérard). En fait, la plupart jouaient de la musique... C’est donc le violon de sa soeur, celle qui l’a sans doute le plus accompagné, qu’il prenait pour aller se cacher dans le garde-robe au deuxième. C’était pourtant un violon quatre-quarts (normal)... Tout cela a fait en sorte qu’il jouait déjà dans des salles à 8 ans.
À cette époque, durant la Crise (1929-30), il gagnait plus en jouant 2-3 soirs/semaine, que le salaire hebdomadaire de son père. Celui-ci était entrepreneur en construction. Son premier engagement important est arrivé à l’âge de 12 ans. Le poste de radio CJTR (Trois-Rivières) l’avait engagé pour l’ouverture de la station, puis il y a joué régulièrement pendant environ 6 mois. Il jouait aussi dans les salles et les noces. Dans le temps, les noces c’était toujours une aventure : ça durait 2-3 jours. C’est là qu’il a commencé à prendre du « gros gin »... ça prenait cela pour passer la nuit sur un poêle à deux ponts.
Peu de gens savent qu’il maîtrisait aussi bien l’accordéon que le violon. Vers l’âge de 16-17 ans, il s’est tourné vers l’accordéon puisque celui-ci était plus puissant pour jouer acoustique dans des salles et les maisons. Ainsi, de l’âge de 17 à 21 ans, il a presque exclusivement joué de l’accordéon. Mon oncle Robert, son frère le plus âgé, l’a accroché un moment donné pour lui dire que ça n’avait plus de bon sens tant il ne jouait plus de violon. Il s’est alors remis au violon pour ne plus jamais le délaisser par la suite.

PC : Il a donc arrêté complètement de jouer de l’accordéon...
YJ : Pas complètement. Dans les « partys » de famille il en jouait toujours. Un jour, lors d’un concours, Gilles Paré, un accordéoniste et un fabriquant d’accordéons de Cap-de-la-Madeleine lui montrait le dernier instrument qu’il venait de construire. Je lui dis alors « faites-y donc essayer » (à mon père). M. Paré était surpris d’apprendre que mon père en jouait, et tandis que celui-ci, dont la qualité première était sans aucun doute l’humilité, répliquait « ah... je joue juste un p’tit peu ». Il s’était alors mis à jouer la Grande Gigue simple sur l’accordéon une rangée ! Le fabriquant n’en revenait pas ! En fait il maîtrisait l’accordéon aussi bien que le violon.

PC : Mais a-t-il déjà enregistré à l’accordéon ?
YJ : Non, jamais. Plusieurs années plus tard (1957), il a commencé à jouer à la télévision, avec Paul Lemire, pour le Jamboree, à Télé-7 (Sherbrooke), avec Louis Bilodeau, qui faisait le Père Anthime. Il a commencé le samedi soir, puis par la suite, il jouait 3 midis par semaine (lundi, mercredi, vendredi). À cette époque-là (années ’60), il y avait un monsieur du Nouveau- Brunswick qui admirait papa. Il était passé à la maison et avait dit à mon père qu’il lui rapporterait des disques de par chez lui. Il était effectivement revenu avec 80 « long-jeux », qui contenaient environ 16 pièces par disque. Papa s’était mis à les apprendre. Il écoutait la pièce une fois, puis la jouait avec le disque pour vérifier, et c’était réglé une fois pour toute. De toute façon il avait l’oreille absolue. Je me rappelle qu’une fois en revenant d’une soirée, il avait entendu l’Ave Maria de No Moro à la radio, une pièce semi-classique. En arrivant, il avait pris son violon et l’avait jouée note pour note. Puis après cela, quand on jouait pour des noces, c’était ce genre de pièces qu’il jouait durant le repas. La qualité de son jeu venait de sa pratique. Quand il n’avait pas de temps, il pratiquait 5 heures par jour. Il travaillait à la Celanese [1], revenait à 15h à la maison, et sautait sur son violon. Il arrêtait tout juste pour souper, et continuait à jouer jusqu’à 23h. Puis les fins de semaine il jouait avec Paul Lemire les vendredi et samedi, puis le dimanche on allait chez mon oncle au chalet pour jouer de 10h du matin jusqu’à 22-23h... Un autre trait intéressant chez lui est qu’il composait dans la salle de bain.

PC : C’est qu’il aimait particulièrement le son de la pièce ?
YJ : C’est ça. C’était un p’tit peu désagréable pour les enfants...

PC : Pour les noces et les soirées, jouait-il que des pièces traditionnelles, ou d’autres genres de musique ?
YJ : Oui, cela est une chose peu connue. Papa jouait La Czardas de Monty, toutes les valses de Strauss, et il aimait beaucoup la musique semi-classique.

PC : Mais il n’en a jamais enregistré ?
YJ : Non malheureusement. Je lui avais dit, lors du dernier disque qu’il avait fait, d’en mettre une ou deux. Mais ça n’a pas adonné... Et il est tombé malade quelques années plus tard.

PC : Est-ce qu’il en jouait à la télé ?
YJ : Oui à l’occasion, pour des occasions spéciales. Par exemple lors du décès de Paul Lemire, il avait joué l’Ave Maria de No Moro. Mais dans les salles, particulièrement pour les noces, il faisait beaucoup de pot-pourris. Durant un « set » de 15-20 minutes, il jouait peut-être 8-10 pièces différentes. Il jouait ses pièces, et beaucoup de Jos Bouchard qu’il aimait beaucoup, ainsi que d’autres musiciens de la région de Québec et d’ailleurs. Il jouait aussi des Paul Jones et toutes les pièces sentimentales de l’époques (ex : les tangos). Pour les académies de danse, on jouait les chas-chas, les tangos, les valses, meringue, swing…

PC : Composait-il beaucoup ?
Y.J. : La majorité des pièces de ses long-jeux sont ses compositions, à quelques exceptions près comme L’oiseau moqueur, La colline aux oiseaux... je dirais qu’il y a environ une centaine de compositions qui peuvent lui être attribuées. Je ne dirais pas qu’il était prolifique, c’était plutôt par périodes... Lorsqu’il savait qu’il était pour faire un disque, il se mettait à composer dans les 2 mois précédents. Je voudrais aussi dire que c’est le seul québécois à s’être jamais classé au concours de violon de Shelburne (Ontario). On y choisissait 8 finalistes. Papa y est allé 4 ou 5 ans de suite, et il a toujours fini quatrième : les 3 premiers étaient boursier, mais pas le 4e... C’était à soixante milles de Toronto, et si on se reporte dans les années soixante, les relations avec les anglophones n’étaient pas faciles. La première année on s’était fait suivre... on s’est fait dire que si on se représentait on se ferait sauter la tête par les anglophones. Les autres années on y allait une vingtaine, avec nos « bats » de baseball... on prenait pas de chance ! 1974 fut la dernière année à Shelburne, ainsi que l’année de son infarctus. Il avait travaillé deux « chiffres » consécutifs à l’usine (3h00-23h et 23h-7h) pour pouvoir se rendre le vendredi soir à Shelburne. C’est la seule année où il ne s’est pas classé. Il est d’ailleurs entré à l’hôpital dans la nuit du dimanche au lundi. Il avait alors 53 ans. Ça l’a beaucoup ralenti... La première crise, c’était pas si pire, mais il en fait cinq.

Papa, c’était un homme très doux, très humble. Quand il arrivait quelque part où il y avait plusieurs joueurs de violon, il cachait son instrument. Il le laissait dans l’auto pour ne pas nuire aux autres. Et ce n’était pas dans le but de se faire prier, pas du tout. C’est qu’il savait que quand il sortait son violon, tous les autres rangeaient le leur. Et ça l’a toujours agacé. Une fois, il y avait eu un concours provincial à Drummondville, c’était les finales régionales. Des amis étaient venus le voir (Jean-Marie Saint-Louis, Elzéar Lepage...) pour le convaincre de s’inscrire au concours. Mais lui il ne voulait pas. Mais eux, de leur chef, ont pris l’initiative de l’inscrire quand même. Ils sont alors revenus en disant « nous on veut que ce soit le meilleur qui gagne ». Papa était tout mal, il disait que ça n’avait pas de bon sens. Mais il avait tout de même gagné... Il a aussi gagné divers Championnats, dont Le Championnat provincial québécois qu’organisait Ti-Blanc Richard à Sherbrooke, vers 1960-61. Après cela, il y a eu Shelburne...

C’était un gars très nerveux, ce qui l’a amené justement à faire des crises cardiaques. Il était toujours inquiet pour notre situation (on étaient six gars à la maison). À l’époque, il faisait 35$ par semaine à la Celanese. Ça c’était son inquiétude : on vas-tu arriver ? on vas-tu manquer de quelque chose ? Il a donc fait sa première crise à 53 ans, et la deuxième à 56 ans. Le médecin lui a alors prescrit d’arrêter de travailler à la Celanese. Il y avait passé 32 ans, c’était bien assez... Il l’avait pris dur sur le coup. Moi je lui disais : « ça fait des années que tu dis que tu n’as pas le temps de composer, d’aller au chalet, de réparer tes violons »... parce qu’il faisait aussi de la lutherie. Il y avait d’ailleurs des joueurs qui allaient chez un luthier connu, et qui passaient ensuite chez nous pour que papa remette leur violon comme avant. Il pouvait passer 2 heures à ajuster une âme de violon. Il n’y a sans doute pas de joueur de violon de Drummondville qui ne soit passé chez papa pour faire réparer ou ajuster son instrument.

P.C : Avec quels orchestres et quels musiciens a-t-il joué durant sa carrière ?
Y.J. : Ça commencé avec l’orchestre de Paul Lemire : il y avait Béric Laquerre (chanteur-guitariste), Paul Lemire, Simon Blanchette (pianiste). Jusqu’à 1962 lorsque Paul Lemire est décédé. J’ai alors suggéré qu’on fasse un orchestre de famille. Il hésitait un peu, inquiet qu’on ait pas d’engagements. Moi je jouais de la basse sur une guitare, mon frère Pierre jouait de la guitare, et on avait un batteur : Claude Pichette. Ça s’appelait l’Orchestre Joyal. On a fait 6 ou 7 ans comme ça. Après la première année il m’avait demandé « veux-tu t’en occuper », car il n’arrivait pas à charger un prix raisonnable... Il a d’ailleurs toujours joué bénévolement pour des aveugles, et autres gens, il ne comptait pas ses heures.

On étaient alors 6 dans l’orchestre : mon frère Eddy s’étant ajouté, à la batterie et à la percussion, Denis Raymond, à l’orgue et à la chanson, et mes deux frères Pierre et Alain à la guitare, plus papa et moi. Souvent s’ajoutait un saxophoniste. Le violon, à cette époque-là, il n’y en avait presque plus dans les salles.

Papa jouait aussi au Quatre-Saisons, à Notre-Dame-du-Bon-Conseil (près de Drummondville). Il se joignait à deux dames qui jouaient de l’orgue et de la batterie, dans un petit bar de l’endroit, les samedis. Il faisait aussi du « coktail-lounge ». Il y interprétait des valses de Strauss et du semi-classique, pendant que les gens mangeaient... au Dauphin, à l’Albatros... Il a dû faire cela pendant 3 ou 4 ans, les samedis et dimanches. C’était dans le temps qu’il y avait moins de violon, l’époque des Beatles, de 1965 à 1975 environ.

En fait ce ne sont pas les offres qui ont manquées, mais il était plutôt inquiet et préférait avoir un salaire régulier. Il a donc refusé des contrats mirobolants. Entre autres à Shelburne où il y avait un monsieur de Wheeling (Virginie de l’ouest) qui lui avait envoyé un contrat à la maison, vers 1970, un contrat de 20,000$, toutes dépenses payées, le déménagement fourni, avec une maison qui nous coûtait rien... Le monsieur en question l’avait approché le samedi soir lors du concours. On l’avait plus ou moins pris au sérieux... mais quand le contrat est arrivé il a fallu se rendre à l’évidence. C’était en fait le plus gros concessionnaire General Motors de la région. Il voulait donc faire jouer papa dans des émissions radios, et pour des enregistrements... Il parrainait déjà d’autres musiciens comme ça. Mais il avait refusé...
Papa était reconnu entre autres pour ses valses, qu’il jouait beaucoup à notes doubles. J’ai entendu beaucoup de gens jouer ses reels, mais jouer ses valses comme les jouait mon père... j’en connais presque pas.
Comme le disait Mario Landry, qui a fait un cahier de partition sur la musique de papa (à l’AQLF), c’est que ses notes doubles ne sont pas conventionnelles, Mario appelait ses notes harmoniques de fausses notes harmoniques.

Ça me rappelle que sa soeur, dont je vous parlais tantôt, sortait avec un professeur de violon. Et celui-ci disait à mon grand-père « laisser pas perdre ce talent-là, faites-lui suivre des cours... ». On était dans le temps de la Crise. Mon grand-père n’avait pas d’argent pour cela, c’était évident. Ma tante s’est quand même chargé de lui montrer comment tenir son archet correctement. Au début, il tenait son archet par le milieu puisqu’il avait appris tout petit, sur un grand violon... Mais il n’a jamais eu la position de la main gauche (il avait le poignet plié). C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il n’avait pas gagné à Shelburne. Il y avait le directeur de l’orchestre symphonique de Toronto qui avait donné seulement 87 à papa, qui avait vraiment été le meilleur de la soirée alors qu’il avait donné des notes supérieures aux autres concurrents... mais il n’avait pas la position [du poignet] ... Et il y avait Al Cherney, qui était en spectacle le samedi soir, qui était allé parler au juge en question, pour lui dire qu’il n’acceptait pas cela,.. il lui en avait fait part vertement, en lui disant qu’il ne se représenterait plus à cet endroit, que la position n’avait pas d’importance... En plus c’était un québécois dans une ville anglophone...

P.C. : Il a enregistré avec diverses compagnies ?
Y.J. : Oui. Au début ce n’était pas un problème puisque les contrats étaient honnêtes. Ce qui n’a pas toujours été le cas. Il s’est fait rouler à qui mieux-mieux. Et d’ailleurs ce n’est pas pour rien que la plupart des artistes partent leur propre compagnie éventuellement. Je me rappelle entre autres un contrat où le producteur se réservait les « 1000 mille premiers disques ». Ça fait un million de copies ça ! L’avocat lui avait dit d’oublier ça... il avait signé...

Les dernières productions, papa se faisait donner 200 long-jeux qu’il vendait lui-même quand on allait jouer à différents endroits. Il a fait aussi, comme artiste invité, beaucoup de concours de violon, aux alentours de Québec, comme celui de Monsieur Fernand Naud, le chanteur country. Papa était donc artiste invité, mon frère et moi étions accompagnateurs. C’était assez spécial, car après deux-trois mesures tout le monde arrêtait de parler. Car dans les concours c’était assez agaçant parce que les gens parlaient tout le temps. Mais quand papa arrivait c’était le silence total. J’avais 17-18 ans à l’époque et ça m’impressionnait toujours. C’était comme si il avait un charisme par sa musique.

PC : À part le Canal 7 et Trois-Rivières, a-t-il eu d’autre émissions ?
Y.J. : Non. Ça c’était entre ’58 et ’63 qu’il fut présent à la télévision ou à la radio.

PC : Pour conclure, on peut affirmer que votre père fut un des musiciens traditionnels marquants de sa génération...
Y.J. : Cela va sans dire...

Discographie partielle

Liste des airs de Gérard Joyal, tous disponibles dans nos archives (consultable seulement sur place et non en ligne).

Le bon temps des fêtes, Métro (M-9031)
1. L’écho des fêtes (00:03:04)
2. La gigue du Père Noël (00:03:04)
3. La danse des étoiles (00:03:20)
4. La valse des rois (00:02:38)
5. Le reel de l’aurore (00:03:04)
6. Le temps du jour de l’an (00:02:36)
7. Le reel du sapin (00:03:06)
8. Le reel des meilleurs voeux (00:03:11)
9. La valse des neiges (00:02:55)
10. Le reel du réveillon (00:02:57)

Les disques Trans-World (TWW-5519)
1. Le reel à Ti-Noir (00:03:03)
2. Le reel du grand sapin (00:02:41)
3. La valse d’autrefois (00:02:45)
4. Le reel des réjouissances (00:02:42)
5. Le reel des motoneigistes (00:02:46)
6. La grande gigue simple (00:02:01)
7. La valse des Eskimos (00:02:36)
8. Le reel du caribou (00:02:27)
9. La poule de réveillon (00:02:22)
10. Le reel de Sainte-Anne (00:02:19)

London (SDS. 5041)
1. Le train de l’expo (00:02:27)
2. Le reel du Virginien (00:02:19)
3. Le reel de Saint-Ambroise (00:02:33)
4. Le reel Antiquité no.1 (00:01:52)
5. Voyage au Tennessee (00:02:18)
6. Le reel d’ouverture (00:02:16)
7. Le reel Antiquité no.2 (00:02:01)
8. Les doigts en marche (00:02:36)
9. L’oiseau moqueur (00:02:28)
10. Le reel du pendu (00:02:13)

Au son du violon, London (SDS. 5079)
1. La grondeuse américaine (00:02:28)
2. Les ailes rouges (00:02:36)
3. La valse des prairies (00:02:31)
4. L’écho des collines (00:02:24)
5. La gigue de l’Écosse (00:02:23)
6. Clarinette polka (00:02:55)
7. La course de l’archet (00:02:27)
8. La colline aux oiseaux (00:02:22)
9. Le rêve du diable (00:02:27)
10. Le reel des gigueurs (00:02:26)

Ti-Noir et ses campagnards : Disques Carnaval (C-411)
1. Le reel d’autrefois (00:02:41)
2. L’hirondelle légère (00:02:47)
3. Le reel de l’anniversaire (00:02:39)
4. La valse inconnue (00:03:01)
5. Le reel canadien (00:02:39)
6. Le reel des trois gammes (00:02:53)
7. La grondeuse (00:02:29)
8. La valse québécoise (00:02:33)
9. Le reel des élections (00:02:29)
10. Le reel du mois de mars (00:02:39)

Les disques Trans-World (TWW-5531)
1. Le reel du vieux moulin (00:02:36)
2. La valse de mes rêves (00:03:20)
3. La gigue inconnue (00:01:52)
4. Le reel de l’Avenir (00:02:12)
5. Le reel de la dispute (00:02:50)
6. La vallée des érables (00:02:09)
7. Le reel de Drummondville (00:02:26)
8. La valse des lilas (00:03:14)
9. Le reel des poissons des cheneaux (00:02:26)
10. La valse des chutes (00:02:45)

Notes

[1La Celanese était une usine chimique (acétate) qui ferma ses portes en 2000, suite à la décision de la maison mère de New-York (É-U)