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La chanson traditionnelle du Détroit

Vol. 5, no. 3, Hiver 2001

par BÉNÉTEAU Marcel

La région de Windsor, à la frontière même des États-Unis et à l’extrémité sud-ouest de l’Ontario, ne s’avère pas à première vue comme un terrain fertile pour la collecte de chansons traditionnelles françaises. La ville de Henry Ford, qui - de son emplacement sur la rive nord de la rivière Détroit - a toujours dominé le paysage réel et imaginaire de Windsor, est après tout le berceau de l’industrie américaine, voire, du monde moderne. Bien que la Motor City se soit distinguée tout au cours du 20e siècle comme une véritable mine de traditions musicales - jazz, blues, motown, techno - son grand dynamisme culturel est plutôt le résultat du melting pot que du maintien d’anciennes cultures. Qui aurait pu prévoir, alors, qu’à la fin du 20e siècle, on relèverait, à l’ombre de cette métropole, non seulement quelques vestiges de culture francophone, mais encore un des répertoires de chansons traditionnelles françaises les plus importants et les plus originaux dans toute la francophonie nord-américaine ? Un bref survol historique de ce peuplement tricentenaire nous permettra de constater la nature unique de cet ancien répertoire.

Le contexte historique

La présence francophone dans ce coin de pays remonte à la fondation de la colonie du Détroit en 1701 par Antoine Laumet, Sieur de Lamothe Cadillac. Afin d’empêcher les incursions des Anglais au pays des grands lacs, Cadillac voulut établir une présence permanente au détroit du lac Érié, lieu stratégique duquel il espérait pouvoir contrôler tous les pays d’en haut. Il érigea un fort sur la rive nord (aujourd’hui américaine) de la rivière du Détroit (appellation encore bien vivante chez les personnes d’un certain âge). Les premiers colons, Français et Canadiens, constituaient une petite minorité face aux nombreux peuples autochtones - entre autres Hurons, Outaouais, Poutéouatamis, Miamis - que Cadillac avait rassemblés au Détroit pour faciliter la traite des fourrures. En 1749, les premières terres furent accordées à des colons sur la rive sud (aujourd’hui canadienne) de la rivière. Malgré quelques débuts d’agriculture, ces premiers habitants en terre ontarienne vivaient principalement de pêche, de chasse et de traite avec les autochtones. Lorsque le Détroit passa au régime britannique en 1760, une soixantaine de familles habitaient déjà la côte sud.

Le changement de régime ne mit pas halte à l’émigration de la vallée du Saint-Laurent ; en 1770 le curé de la paroisse Sainte-Anne écrit à son supérieur que la population du Détroit dépassera bientôt celle de Montréal.

Tout au cours du 18e siècle, le Détroit était en quelque sorte la plaque tournante entre les anciens territoires français à l’intérieur du continent - l’Ohio, le pays des Illinois, la vallée du Mississippi - et les centres établis de la vallée du Saint-Laurent. Lorsque l’Angleterre se dessaisit officiellement du Détroit en 1796, la frontière actuelle fut dressée entre le Canada et les États-Unis. Presque cent ans après la fondation du Détroit, les terres des deux côtés de la rivière, depuis le lac Érié jusqu’à l’embouchure du lac Sainte-Claire, étaient toujours occupées presque exclusivement par des francophones.

Mais l’ouverture de l’Ouest américain amena des milliers de colons de la Nouvelle Angleterre et du Kentucky au Michigan ; du côté canadien, une immigration massive des Iles Britanniques transforma en quelques années le Haut Canada en une province anglophone. Les francophones du Détroit se retrouvèrent alors très tôt en position marginale et minoritaire. Du côté américain, ce fut l’assimilation totale (sauf dans quelques petits villages au sud et au nord de la ville, où quelques vestiges de langue et de culture française ont survécu jusqu’au milieu du 20e siècle). Du côté canadien, malgré l’importance croissante de Windsor, fondée par des Loyalistes, la population francophone se maintint le long de la rivière Détroit, surtout dans les villages au sud et à l’ouest de Windsor : Sandwich, Petite Côte, Rivière-aux-Canards et McGregor. Mais cette population se trouva effectivement coupé du reste du Canada français. C’est sans doute cet isolement qui garantit la survivance d’une culture unique en Amérique francophone.

À partir des années 1850, lors d’une crise économique au Bas-Canada, une deuxième vague d’émigration francophone se dirigea vers le Sud-Ouest de l’Ontario. Ces nouveaux arrivés s’établirent comme agriculteurs le long du lac Sainte-Claire, à l’est de Windsor, fondant les communautés de Belle-Rivière, Tecumseh, Saint-Joachim, Pointe-aux-Roches, Tilbury, Pain Court et Grande Pointe. Ils partageaient bien une langue et une religion avec les premiers fancophones du Détroit, mais la culture canadienne-française avait beaucoup évolué au cours du dernier siècle et demi. Les contacts entre les deux peuplements n’étaient pas fréquents, et chaque groupe garda ses traits culturels distincts. Même aujourd’hui, bien que les deux groupes soient considérés comme « francophones du Sud-Ouest », on note des différences marquées dans l’accent et le vocabulaire des deux groupes, et aussi, comme nous le verrons, dans leurs répertoires de chansons traditionnelles.

Enquêtes sur la chanson

En 1988-89, je commençais mes enquêtes sur la chanson traditionnelle du Détroit. Cherchant au tout début des chansons pour mon répertoire personnel, j’étais curieux de voir si les francophones du Sud-Ouest, comme ceux d’autres régions, n’avaient pas préservé quelques chansons folkloriques. Quoique moi-même d’une famille francophone, mon expérience personnelle dans ce domaine n’aillait pas au-delà des cahiers de la Bonne chanson ; je me serais contenté d’une douzaine de vieilles chansons. Mais presque aussitôt, j’ai été sidéré par la richesse et l’abondance du matériel. Je trouvais des choses complètement inattendues, et non par douzaines mais par centaines. Cependant, il y avait eu une rupture dans la transmission. Seules les personnes nées avant 1920 connaissaient des chansons. Plusieurs avaient des enfants plus âgés que moi (j’étais déjà dans la quarantaine) qui n’avaient jamais entendu leurs parents chanter les choses qu’ils me chantaient. Les changements économiques, culturels et démographiques qui s’étaient produits au coeur du continent nord-américain avaient à toute fin pratique détruit le contexte culturel dans lequel les chansons étaient transmises. Les veillées du Jour de l’An, le temps des Carnavals, les noces traditionnelles : tout cela avait été remplacé par le travail à l’usine, la radio et la télévision américaine, le rythme des temps modernes. Après une certaine réticence initiale - après tout, l’idée de valoriser leur culture ne leur avait jamais été proposée - les gens semblaient contents de me faire connaître ces vieilles chansons « de v’là longtemps ». Comme Mme Stella Meloche, une de mes grandes informatrices m’avoua un jour : « C’est comme si on était dans le noir - on avait tout oublié nos chansons. Là on commence à s’en souviendre ».

Et quelles chansons ! J’avais découvert assez tôt le Catalogue Laforte, et je consultais assez régulièrement les Archives de folklore de l’Université Laval, les fonds d’archives du Musée National à Hull et du Centre franco-ontarien de folklore à Sudbury pour me rendre compte de plusieurs choses. D’abord, aucun chercheur ne s’était penché sur ce répertoire, le plus ancien en Ontario, essentiellement coupé d’influences extérieures depuis la fin du 18e siècle. Les descendants du deuxième groupe de francophones, à l’est de Windsor, avaient leur propre répertoire, qui se rapprochait beaucoup plus du répertoire québécois, ce qui me fournissait un très bon point de comparaison avec l’ancien répertoire de la rivière Détroit. Car c’est cet ancien répertoire qui attira mon attention avant tout : rempli de trésors, de chansons rares ou inconnues ailleurs en Amérique française, de variantes complètement originales du point de vue textuel et musical, de chansons carrément inconnues ailleurs.

Le corpus que j’ai rassemblé au cours des 12 dernières années consiste en plus de 1700 versions de 700 chansons types provenant des deux zones de peuplement du Détroit. Environ deux tiers de la collection provient de l’ancien peuplement de la côte du Détroit et comprend quelques collections recueillies du côté américain du Détroit aux années 1960-1970. J’ai moi-même enregistré environ 65 informateurs et informatrices ; le reste du corpus provient d’une vingtaine de cahiers manuscrits qui datent de 1895 à 1950.

Le répertoire de la rivière Détroit

Il est impossible de décrire dans un espace si restreint la richesse de ce répertoire, mais je tenterai de résumer ses caractéristiques les plus saillantes avant d’en présenter quelques échantillons. Il faut tout d’abord noter que, grâce à son ancienneté et à son long isolement, le répertoire diffère considérablement du répertoire québécois (ou laurentien, pour employer le terme de Jean-Pierre Pichette) qu’on retrouve également dans le Nord et l’Est de l’Ontario. La première différence qui frappe, c’est le nombre très restreint de chansons en laisses - chansons à répondre - qui figurent dans le répertoire du Détroit. Pichette estime que cette catégorie constitue environ 35 % du répertoire laurentien (dans ce qui se chante actuellement au Québec et dans le Nord de l’Ontario, la proportion serait sans doute encore beaucoup plus élevée) ; mais dans l’ancien peuplement de la Côte du Détroit, elle n’occupe que 13 % du répertoire. La chanson énumérative, elle, ne compte que pour 9 % du répertoire. Par contre la chanson strophique est de loin la forme la plus commune (65 %). Si on y ajoute les chansons en forme de dialogue et les chansons composées sur les timbres, on constate que ces formes surtout narratives constituent 80 % du répertoire. Le répertoire diffère donc au niveau de fonction et de caractère général. Au niveau des chansons types, nous retrouvons aussi un grand nombre de chansons qui ne font pas partie du répertoire laurentien. Même lorsqu’il s’agit d’une chanson type bien connue ailleurs, les versions du Détroit sont souvent très différentes. Par exemple, la chanson en laisse « Le bateau chargé de blé » (I. F-21), généralement connue au Canada français sous la forme « À Saint-Malo, beau port de mer » était chantée tout le long de la rivière Détroit sous une forme beaucoup mieux connu en France. Voici la version de Mme Stella Meloche, née en 1902 à l’Ile-aux-Dindes, en plein milieu de la rivière Détroit :

BEAU MARINIER (MB 404.12c)

  • Dans mon chemin j’ai rencontré
  • Trois jolies fill’s parfaites en beauté.

- Beau marinier, beau marinier,
Comment vendez-vous votre blé ?
- Rentrez mamzell’s, vous le saurez,
Car s’il vous plaît, vous ‘n achèterez.

- Car-e ma foi, je donn’rais cent sous
Pour passer la mer avec vous.

- La plus jeun’ qui a le pied légèr’,
Dedans la barqu’ fut embarquée.
- Ell’ ne fut pas le pied dedans,
Le beau galant mit les voiles au vent.

- Trois jolies fill’s parfaites en beauté.

- Beau marinier, beau marinier,
Comment vendez-vous votre blé ?
- Rentrez mamzell’s, vous le saurez,
Car s’il vous plaît, vous ‘n achèterez.

- Car-e ma foi, je donn’rais cent sous
Pour passer la mer avec vous.

- La plus jeun’ qui a le pied légèr’,
Dedans la barqu’ fut embarquée.
- Ell’ ne fut pas le pied dedans,
Le beau galant mit les voiles au vent.

- Eh à terre, à terre, beau marinier,
Je suis la fill’ d’un officier.
- Quand mêm’ tu s’rais fille du roi,
Tu vas passser la mer avec-que moi.

- Eh à terre, à terre, beau marinier,
Mes anneaux d’or, j’te donnerai.
- Ah ni pour or, ni pour argent,
Je ne crains pas le maître du vent.

- Et je voudrais que ce marinier
Drett’ dans la mer, il fut jeté.
- J’engagerais ses beaux habits,
Je m’en irais tout droit à Paris.

- Tout le mond’ qui me voirait venir,
- Dirait : - V’là l’capitain’ du vaisseau.

D’autres chansons, bien connues en France, n’ont jamais été recueillies ailleurs en Amérique du Nord, sous aucune forme, comme par exemple cette version de (II. A-61), chantée par Moïse et Emma Drouillard, du quartier Riverside, à Windsor :

LA PLUS GRANDE VOLERIE (MB 501.11a)

- La plus grand’ volerie-e
Que j’ai fait’ dans ma vie-e,
- C’est d’avoir dérobé
Le vin de monsieur l’curé.

- Je rent’e dans la cave,
Grand Dieu qu’elle était large.
- J’aperçu trois barils,
Tous les trois je l’s ai pris.

- La plus grand’ volerie-e
Que j’ai fait’ dans ma vie-e,
- C’est d’avoir dérobé
Le vin de monsieur l’curé.

- Je rent’e dans la cave,
Grand Dieu qu’elle était large.
- J’aperçu trois barils,
Tous les trois je l’s ai pris.

- Je rentre dans la chambre,
Grand Dieu qu’elle était grande.
- J’aperçu trois écus,
J’ai mis la main dessus.

- Je rent’e dans une autre,
Grand Dieu qu’elle était haute.
- Des robes et des manteaux,
La charg’ de mes chevaux.
- Des manteaux à grand marché,
Qui vont bien me coûter.

- Sont ces grand’s robes noires
Qui me regardait faire.
- Sont ces bonnets carrés
Qui vont me déclarer.
- Vont dites à mon père,
Aussi bien à ma mère,
- Je suis l’enfant perdu,
Grand Dieu, vous me voirez p’us.

Plus de 100 chansons types n’ont pu être identifiées d’après les sources consultées. La plupart sont clairement d’origine française, comme la version suivante, chantée par Éveline Paré, de Rivière-aux-Canards :

CONSEIL DE LA MARIÉE À SES SOEURS (MB 305.04a)

- C’est à vous aut’s mes jeunes soeurs,
Sur moi prenez l’exempl’.
- Ne vous mariez pas sans aimer,
C’est un’ longue année.
- Vous vous souviendrez toujours bien
De vous êt’ mariées.

- J’ai pris t-un homm’ que j’aimais point,
Je l’ai pris pour son bien.
- Si l’on m’avait donné celui
Que mon coeur aime tant,
- J’aurais passé toute ma vie
Dans le contentement.

- Cruel-e pèr’, mère trop lâch’,
Vous qui m’a tant poussée.
- Vous qui me poussez tous les jours
Dans une vie infâme ;
- M’avoir fait épouser un homm’
Que mon coeur aimait point

- Au lieu de chérir mon mari,
Plus je vas, je l’haïs.
- Si j’avais un peu d’amitié
De pouvoir l’embrasser,
- Peut-être je lui ferais passer
Toutes ses duretés.

- Si l’on m’avait donné celui
Que mon coeur aimait tant,
- Quand même qu’il aurait une chemise
Et un habillement,
- J’aurais passé toute ma vie
Dans le contentement.

Enfin, le répertoire comprend quelques chansons de composition locale. Stella Meloche apprit la chanson suivante de son père, Henri Meloche, vers le début du 20e siècle ; la famille Meloche était établie au Détroit longtemps avant la conquête britannique. Les Mascoutens étaient un peuple algonquin, originaire de l’ouest du lac Michigan ; en 1712 ils faisaient partie d’un groupe qui assiégea le fort Pontchartrain du Détroit et qui fut par la suite massacré par les Français et leurs alliés. Les survivants ont entrepris une campagne de harcèlement contre la traite des fourrures qui dura pendant toute une génération. Dans cette chanson, sans doute fragmentaire, un groupe de Mascoutens emploie une ruse pour s’emparer du butin français. La tradition orale a même préservé quelques mots de langue amérindienne, entre autres patago : le suffixe pata- ou bata- porte la connotation de péché, de mal ou de dommage en langue algonquine.

LES MASCOUTENS (MB 501.21b)

- Un sauvage chassant des ces bois,
Ayant faim de manger du pain,
- Dessur un Français il s’est en allé,
Tout épouvanté, disant : - Sauve-toé.
- Il lui a dans ces bois beaucoup d’Iroquois
Qui vont mettre à yâ-yor les Français.

- Bourdignon qui est un homm’ sans façon,
I’ dit : - Camarades allons.
- Tout en continuant vers le commandant,
Z-il s’est en allé, disant : - Monsieur Roi,
- Faites rassembler tous vos garnadiers,
Un homm’ pour interprèter.

- Aussitôt qu’le command’ment fut donné,
Tout à chacun fut rassemblé.
- Et les sauvag’s contents avec leur butin,
Ils s’en allaient tous, i’ criaient : - Ya oin !
- Oh les Mascoutens patago malins,
Tous chargés de ce bon butin.

Importance du répertoire

Ces quatre exemples donnent une bonne idée de la richesse et de la diversité du répertoire de ce premier peuplement européen en Ontario. Mais en plus d’augmenter l’ensemble de nos connaissances en apportant de nouvelles chansons et en démontrant des distributions plus larges que jadis supposées, le répertoire du Détroit met en question certains acquis sur la nature de la chanson traditionnelle au Canada français, notamment dans le cas de la chanson en laisse. À cause de son association certaine avec nos anciens canotiers, on a longtemps supposé que la chanson en laisse occupait la place d’honneur dans les répertoires des anciens Canadiens. Mais le témoignage du Détroit s’ajoute à celui d’autres anciens peuplements isolés - des Acadiens et des Cajuns, par exemple, ainsi que des Métis de l’Ouest - pour suggérer que le répertoire de la Nouvelle-France était peut-être plus varié. La chanson en laisse était une chanson de travail, qui se transplanta facilement des canots des voyageurs aux chantiers des bûcherons. Mais même les voyageurs, le soir, autour du feu de camp, devaient exercer un répertoire beaucoup plus large.

Pour cette année où les francophones du Détroit célèbrent le tricentenaire de leur présence au coeur du continent nord-américain, on ne pourrait leur rendre meilleur hommage que de reconnaître leurs contributions à la survivance de la chanson traditionnelle française.

par Marcel Bénéteau

Bibliographie

ALMAZAN, Vincent (1979), Français et Canadiens dans la région du Détroit aux XVIIe et XVIIIe siècles, Sudbury, La Société historique du Nouvel-Ontario, Documents Historiques No 69.

LAFORTE, Conrad (1977-1987), Le catalogue de la chanson folklorique française, vol.1-6, Québec, les Presses de l’Université Laval, 1977-1987.

LAFORTE, Conrad (1984), Le Répertoire authentique des chansons d’aviron de nos anciens canotiers (voyageurs, engagés, coureurs de bois), dans Maurice Lebel (éd.), Présentation, Société Royale du Canada.

LAJEUNESSE, Ernest Joseph (1960), The Windsor border region, Canada’s southernmost frontier ; a collection of documents, Toronto, Champlain Society, Ontario Series, no. 4.

MILLIEN, Achille, PENAVAIRE J.G. , DELARUEe Georges (1977-1998), Chansons populaires du Nivernais et du Morvan, Grenoble, Centre alpin et rhodanien d’ethnologie, Tome I-III.

PICHETTE, Jean-Pierre (1992), Répertoire ethnologique de l’Ontario français. Guide bibliographique et inventaire archivistique du folklore franco-ontarien, Ottawa, les Presses de l’Université d’Ottawa.

PICHETTE, Jean-Pierre (1997), Coup d’oeil sur le répertoire d’un chanteur franco-ontarien, dans Cahiers Charlevoix 2, Sudbury, Société Charlevoix et Prise de parole, pp. 157-214.

Discographie

Pour ceux et celles qui voudraient entendre ces chansons du Détroit , Marcel Bénéteau en a enregistré une quantité impressionnante sur les 3 CDs qu’il a produit. Voici la liste des titres par disque compact :

Premier CD : Les filles du Sandwich - Vieilles chansons du Détroit vol. 1, Marcel Bénéteau (1992), Disques Petite Côte, PC 002- Dix-neuf chansons traditionnelles du plus ancien répertoire de l’Ontario français. S’accompagnant à la guitare, l’harmonica et au concertina, Marcel Bénéteau vous présente les personnages inoubliables qui peuplent la chanson traditionnelle : Les gens de Sainte-Claire, Le petit mari, L’ivrogne battu par sa femme, Le fils soldat, Le joli moine, La fille matelot....

1. Les filles du Sandwich
2. Les gens de Sainte-Claire
3. L’amant refusé
4. Le joli moine
5. La vie d’un garçon
6. Adieu de la mariée à ses soeurs
7. La vieille amoureuxe
8. La fille matelot
9. Tout d’travers, tout à l’envers
10. Le jour du mariage
11. L’ivrogne qui se plaint de sa femme
12. L’ivrogne aux trois enfants
13. Le retour du fils soldat
14. Wô ! Farlantine
15. Les voici, les voilà
16. Les pâtés chauds
17. Les filles de Sandwich (reprise)
18. Partons tous ensemble

Deuxième disque compact : Vieilles chansons du Détroit vol. 2, Marcel Bénéteau, (1995), Disques Petite Côte, PC 001 - Dix-huit « nouvelles » vieilles chansons des deux bords de la rivière Détroit. Si vous pensez que la chanson traditionnelle convient seulement au temps des fêtes, cette collection vous ouvrira les oreilles - les arrangements délicats et pétillants mettent en vedette des scénarios charmants et tristes, tragiques, mystérieux, comiques et inspirants : de la musique pour chaque jour de l’année !

1. La soirée de mes noces
2. Le cheval en peinture
3. Le cou de ma bouteille
4. Un matin je m’y lève
5. Beau marinier
6. Entre Paris et Saint-Denis
7. La bergère muette
8. La fille et les trois soldats
9. Partez quand vous voudrez
10. C’est un berger
11. Adieu donc, belle-rivière
12. Viridam sanctam et nominam
13. A tôt catin
14. Garçon à marier
15. La belle qui fait la morte
16. Adieu la ville d’Orléans
17. La courte paille
18. Un p’tit verre de bière

Troisième disque compact : À la table des amis - Vieilles chansons du Détroit, Vol. 3, Marcel Bénéteau, (2000), Disques Petite Côte - Vingt-trois nouvelles chansons démontrant encore une fois l’étonnante diversité de la chanson folklorique en Ontario français. Enregistré avec des instruments traditionnels dans une atmosphère intime et chaleureuse - c’est comme ça qu’on fête À la table de mes amis...

1. À la table de mes amis
2. Sur la vie d’un voyageur
3. Les mascoutens
4. Le garçon qui a trop parlé
5. Bonjour ma petite bergère
6. Le galant trompeur
7. Nous voilà tous mes amis à la table
8. J’entends le coucou
9. Papineau
10. Le serpent maudit
11. Les voyageurs sont arrivés
12. L’aumône refusée
13. Un soir en filant de l’étoffe
14. Par un jour en m’y promenant
15. J’ai pas besoin d’amant
16. Du long d’un petit bois charmant
17. Marguerite s’en va-t-au bois
18. Sur la jolie feuille ronde
19. De bonne heure, un bon matin
20. Le voleur
21. Un soir m’en allant voir la belle
22. C’est aujpurd’hui le jour de l’An
23. Le vin est nécessaire