Le Livre de contredanses... (manuscrit de Trois-Rivières)

Vol. 12, no. 2, Automne 2009

par CHARTRAND Pierre , GARDETTE Anne-Marie

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Couverture du cahier, où le fabricant annonce ses différents produits. Voir la note 10 pour la transcription

Introduction

Voilà 2 ans , Anne-Marie Gardette recevait une bourse du Conseil des arts du Canada pour travailler sur la reconstruction des danses du plus vieux manuscrit de danse trouvé au pays jusqu’à ce jour. Épaulée dans ce travail par Pierre Chartrand et Gilles Plante, ainsi qu’un groupe de danseurs avec lequel elle pouvait expérimenter ses reconstructions, elle réussit à remonter vingt-sept (27) danses du Livre de contredanses. Toutes les danses de ce recueil sont des contredanses dites « françaises » (en carré). Nous vous livrons ici un résumé des recherches entreprises, ainsi qu’une présentation du fameux manuscrit. Une publication présentant la description des danses reconstruites, avec musiques, sources et fac-simile du manuscrit est actuellement en préparation.

Découverte du manuscrit

Le Livre de contredanses [1] fut retrouvé dans la Collection Montarville Boucher de La Bruère, aux Archives du Séminaire de Trois-Rivières (Séminaire Saint-Joseph) [2]

La presque totalité de cette collection fut léguée en 1934 par Montarville Boucher de La Bruère [1867-1943], celui-là même qui avait regroupé l’ensemble des documents de la collection. Sa succession prendra la relève pour le reste des documents de la collection.

Ces archives retracent la vie de près de dix générations de Boucher, surtout celle des La Bruère. Et c’est donc dans ce fonds que fut retrouvé le Livre de contredanses qui avait appartenu à Pierre-René Boucher De La Bruère [1740-1794], l’arrière petit-fils de Pierre Boucher [1622-1717], le premier de la lignée à s’être établi en Nouvelle-France.

Ce serait M. Luc Lacoursière, directeur des Archives de folklore de l’Université Laval (Québec) qui aurait indiqué l’existence du Livre de contredanses à Mme Simonne Voyer, spécialiste en danse traditionnelle à la même Université [3]. Mme Voyer décrit longuement le manuscrit dans son livre La danse traditionnelle dans l’est du Canada - Quadrilles et cotillons (pp. 39-45) [4]. En relevant la correspondance de quelques danses du manuscrit avec certaines éditions françaises de l’époque.

Il y a également eu un essai de reconstruction de certaines mélodies du manuscrit par l’Ensemble Nouvelle-France, dirigé par Louise Courville, qui donna lieu à un disque vinyle (33 tours) paru dans les années ‘80 (SISCOM 08211). L’Ensemble Claude-Gervaise enregistrera deux CD avec plusieurs des mélodies du manuscrit, l’un en 2001 intitulé Nouvelle-France (Oratorio ORCD 4114) et l’autre en 2005 appelé Contredanses en Nouvelle-France.

Finalement Élisabeth Gallat-Morin et Jean-Pierre Pinson en traitent dans leur excellent ouvrage La vie musicale en Nouvelle-France, paru chez Septentrion en 2003. C’est, à notre connaissance, les seules publications qui traitent de ce manuscrit.

Contredanse anglaise et contredanse française

La période dans laquelle se situe ce Livre de contredanses est fort intéressante en ce qui concerne l’évolution de la danse.

Rappelons que la contredanse anglaise, qui tire son nom de la francisation du terme country dance, s’installe en France au début du 18e siècle. Bien que la country dance anglaise exploitait à l’origine un grande nombre de formations (carré, colonne, rond, etc), la colonne de couples (« longway for as many as will ») est le genre dominant au tournant du siècle. C’est également le type de danse qu’empruntera la France. Cette contredanse en colonne, dite « anglaise » en France, donnera naissance, au début du 18e siècle, à un nouveau genre appelé « cotillon », puis rapidement « contredanse française ».

Cette contredanse semble bien installée en France dès le deuxième quart du 18e siècle et supplantera rapidement la contredanse en colonne (ou contredanse anglaise). Cette dernière continue d’être pratiquée, mais demeure un genre mineur en comparaison de la nouvelle mode de la contredanse française.

Celle-ci ne se caractérise pas uniquement par sa formation mais également par sa structure en « rondo », c’est-à-dire qui fait alterner un refrain avec une suite obligée de figures (ou entrée) qui est toujours la même d’une contredanse à l’autre.

  1. Le Grand Rond - Refrain
  2. La Main - Refrain
  3. Les Deux Mains - Refrain
  4. Le Moulinet des Dames - Refrain
  5. Le Moulinet des Hommes - Refrain
  6. La Ronde des Dames - Refrain
  7. La Ronde des Hommes - Refrain
  8. L’Allemande - Refrain
  9. Le Grand Rond - Refrain

Tandis que la structure complète de la contredanse anglaise tenait généralement sur une reprise unique de la mélodie (répétée indéfiniment pour permettre la progression des couples dans l’espace), la contredanse française nécessite quant à elle neuf reprises de la mélodies pour que soient exécutées les neuf Refrains et Entrées (ou couplets) propres à chaque danse.

C’est donc ce type de danse qui domine sans conteste dans les feuillets et recueils de contredanses fort populaires dans la seconde moitié du 18e siècle.

En ce sens, le Livre de contredanses est tout à fait représentatif de la pratique de la danse d’une partie de la population de la France.

Qui danse les contredanses ?

La contredanse, tant anglaise [5] que française, est essentiellement une forme urbaine et bourgeoise de la danse. Les maîtres à danser et les nombreux écrits du 18e siècle aideront à la propager dans différentes régions et classes sociales de France. Il demeure que la contredanse n’a que partiellement influencé le répertoire populaire en France. On retrouve bien sûr des danses qui ont emprunté, par exemple, la formation en colonne pour la juxtaposer à une forme plus ancienne, comme c’est le cas avec la bourrée berrichonne. Ce relativement faible impact de la contredanse sur la danse populaire en France semble suggérer qu’elle n’a que partiellement débordé de son milieu urbain ou bourgeois vers le milieu paysan.

Mais est-ce le cas en Nouvelle-France ? Comme nous l’évoquions dans notre article La danse en Nouvelle-France [6], il se pourrait fort bien que ce type de danse ait eu un impact majeur sur la pratique du bal en Nouvelle-France. Pourquoi ? Tout d’abord, et surtout, par la provenance géographique très diversifiée des colons s’installant chez nous, ce qui ne facilitait guère la survie des répertoires régionaux français, et incitait donc à une uniformisation du répertoire dansé, calquée sur la pratique « moderne » Puis, sans doute, par une division des classes moins marquée ici qu’en France.

Les maigres sources manuscrites que nous possédons sur cette période ne mentionnent que le menuet et la contredanse, et celles-ci se comptent sur les doigts… des deux mains. Ainsi, la plus vieille mention du mot contredanse en Nouvelle-France nous vient de Pierre de Sales Laterrière, vers 1776, lorsqu’il dit que les habitants « ont encore les contre-danses françoises et les menuets » [7]. Cela signifie-t-il qu’il n’y ait pas eu de contredanses (tant françaises qu’anglaises) avant 1776 ? Peu probable. Les sources d’avant la Conquête, qui se comptent sur les doigts de la main cette fois-ci, lorsqu’elles mentionnent un type de danse précis, ne citent toujours que le menuet. Mais on y parle de bals durant toute la nuit… et on ne fait pas un bal qu’avec des menuets, du moins ce n’est pas la pratique en France.

Reste à savoir s’il s’agit de contredanses anglaises ou françaises, ce que n’indiquent pas les maigres sources dont nous disposons.

Ainsi, lorsque Francis Brooke fait dire à son héroïne Émilie Montague « Je suis priée à danser par une foule de beaux Messieurs. Je les ai comptés, ils sont vingt-sept. Mais comment danser vingt-sept contredanses ? », parle-t-elle de contredanses françaises ou anglaises, ou des deux ? Est-ce parce que le Traité de Paris fut signé voilà quatre ans (1763) que tous se sont mis à la contredanse en colonnes ? [8]. Ce n’est guère probable, ou plutôt improbable.

Cela n’exclut pas la possibilité qu’il y ait eu des contredanses en colonne, dite contredanses anglaises, au 18e siècle en Nouvelle-France, puisqu’elles représentaient tout de même un genre mineur dans l’Hexagone de l’époque. Mais, si c’était le cas, cela représentait plutôt l’exception que la règle.

L’auteur du manuscrit

Puisque la calligraphie des danses ne correspond pas à l’écriture de Pierre-René Boucher de La Bruère, c’est, à l’évidence, qu’il n’en est pas l’auteur. Qui alors a pu rédiger ce petit cahier donnant mélodies et figures de danses ?

On sait que Boucher de La Bruère, après avoir participé à la bataille des Plaines d’Abraham, quitta le pays pour s’en retourner en France, après avoir été blessé et fait prisonnier par les Anglais à Québec. Il y restera tout le long du régime militaire qui prendra fin avec la signature du Traité de Paris (1763).

Il revient alors dans ce qui s’appelle désormais la Province de Québec. Avait-il dans ses bagages le fameux Livre de contredanses ? Tout porte à le croire. Tout d’abord la quasi-totalité des danses du cahier [9] sont parues en France dans les années 1760-80. Il serait très surprenant qu’elles eussent été pratiquées, et notées, en Nouvelle-France avant qu’elles n’aient été publiées Outre-Atlantique. D’autant plus que les sept années de guerre (1756-1763) ne furent sans doute pas propices à la diffusion de la danse… Finalement, le cahier (vierge du moins) provient de Lisieux, ce qui pourrait suggérer une origine normande du manuscrit.

Si Boucher de La Bruère n’a pas rédigé ce manuscrit, serait-ce possible qu’il se le soit procuré, ou qu’on le lui ait donné, lors de son séjour de quatre ans en France ? C’est ce qui est généralement admis dans le (petit) milieu qui s’intéresse au sujet. L’idéal serait évidemment que nous trouvions un jour d’autres descriptions de danse de la même main, ce qui nous éclairerait sur la provenance de l’auteur… et du manuscrit.

Faisant l’avocat du diable, on pourrait se demander si la fameuse main inconnue ne serait pas celle d’un maître à danser de la Nouvelle-France. Nous en avons eu quelques-uns, qui se comptent, encore une fois, sur les doigts d’une main… L’un deux aurait-il noté la majorité de ces danses après le traité de Paris (1763), puis remis le manuscrit à Boucher de La Bruère dès 1767, année de la première note personnelle de celui-ci dans le manuscrit ? Ça ne lui laissait guère de temps pour compiler toute ces danses… cette hypothèse ne tient guère la route. Aussi est-il raisonnable de supposer que ce manuscrit fut rédigé par un Français aguerri à l’écriture musicale et connaisseur en danse, et que celui-ci ait cédé ou vendu le dit manuscrit à Pierre Boucher de La Bruère, qui de son côté était sensible à la danse et à la musique, comme ce sera d’ailleurs le cas pour certains de ses descendants.

En quoi consiste le manuscrit

Il s’agit d’un petit cahier de plus de cent pages, fabriqué, comme l’indique sa couverture, à Lisieux (Normandie) [10]10. Il contient soixante-et-un (61) titres (sur 63 pages) [11] dont vingt-sept (27) avec la musique [12] et la description sommaire de la danse (ils ont tous un incipit sauf la dernière danse : La Baronne). Trente-deux (32) titres ne possèdent pas de description chorégraphique (mais ont bien un incipit), tandis que deux mélodies n’ont ni titre ni danse.

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La description de l’Allemande suisse, à la page 50 du manuscrit, où on nous donne l’incipit puis la description de la danse.

Deux descriptions de danse sont agrémentées de petits diagrammes expliquant les figures de la danse en question (La Parisienne et La Pintievre).

Le manuscrit comportait également deux feuilles volantes [13] qui listent des danses, dont une feuille est à l’évidence de la main de Pierre-René Boucher de La Bruère. Il s’agirait, comme le suggère Mme Gallat-Morin, d’une suite de danses à exécuter lors d’un bal.

Le Livre de contredanses présente une danse par page. En haut de la page on trouve une ligne de portée musicale comprenant quatre mesures de musique notées (incipit), puis le titre de la danse. Vient ensuite le texte donnant l’explication de la danse.

La lecture du texte n’est pas toujours facile, surtout par le manque de ponctuation, mais aussi par sa calligraphie ancienne et l’état parfois pitoyable du manuscrit. Que ce soit pour la musique ou pour la danse, il semble bien que ces notations aient été écrites comme aide-mémoire.

Si les notations des danses du Livre de contredanses nous expliquent les figures de danses à exécuter, elles n’emploient pas toujours les termes que l’on retrouve habituellement dans les recueils de danse de l’époque. Bien que les descriptions ne soient pas toujours faciles à interpréter, il a été possible de comparer les danses avec celles données dans les recueils français.

Les sources consultées

Nos recherches avaient principalement les mélodies (ou plutôt leur incipit) comme point de départ, parfois le titre, qui est simultanément le titre de la mélodie et de la danse.
Deux références majeures nous ont été fort utiles :

  • LANDRIN, Potpourri françois de contredanse ancienne tel qu’il se danse chez la Reine,..., chez Landrin, Lahante, Castagnery, Paris, sans date (fin 18e s.).
  • BOUIN, Recueil de Pot-poury français avec l’explication des figures, qui se danse chez la Reine, Blouin, Castagnery, à Paris, Blaizot, à Versailles, sans date (fin 18e siècle).

Dix-sept (17) danses du manuscrit comportant une description se retrouvent dans les recueils de Landrin et de Bouin [14]. Pour neuf d’entre elles, seule la mélodie est la même, tandis que la danse est très différente. Quatre autres danses sont similaires. On note également que trois danses sont pratiquement identiques dans une des sources : la Piesse futoise et Les Bois données dans Landrin, et La Jolie dans le Journal de L’Echo, sous le nom La foire de Brie [15]. Une seule danse est identique à deux sources : Le Papillon ou Marionnettes dans Landrin et Bouin.

Trois danses ont une correspondance musicale mais non chorégraphique : Lallemande, La Rohanne et La nouvelle Mahonne ou Richelieux.

Nous n’avons trouvé, pour le moment, aucune correspondance musicale et chorégraphique pour six danses du manuscrit : La Parisienne, La Hollandaise, La Nouvelle bohémienne, La mode à l’envers, La Pintièvre, Les vignobles à Martin.

Nous avons pu comparer certaines danses du manuscrit avec plus de deux sources. Par exemple, on a retrouvé la danse Cercle ou Cerceaux dans quatre sources consultées : chez Landrin et chez Bouin, mais aussi chez Trappeniers [16] et chez Frère [17].

En plus des sources françaises, on peut noter que l’Allemande suisse était également populaire en Nouvelle-Angleterre, comme chez Fraisier par exemple [18]. Il en serait de même pour la Dame Françoise, le Papillon ou les Marionnettes.

Il semble donc commun à cette époque de composer différentes danses sur un air à la mode. Ainsi, certaines des mélodies du manuscrit proviennent de ballets, opéras ou autres musiques concertantes. Par exemple L’Allemande se trouve dans les Fragments de Mr. Lully (ballet de 1702, de Lully et de Campra), la Paysanne d’Issée provient de la Pastorale héroïque Issé (1697, par André Cardinal Destouches), La Rohanne a le même air qu’une gavotte de Haendel, les Ormeaux est un chant pour choeur dans Le Devin du village de Jean-Jacques Rousseau (1752).

La reconstruction des danses

Afin de reconstruire ces danses il a fallu consulter d’autres recueils donnant l’explication des pas et des figures utilisés dans les contredanses :

  • FEUILLET, Raoul-Auger, Recueil de contredances mises en chorégraphie…, Paris, 1706.
  • MALPIED, Les caractères des contre-danses pour apprendre seul à faire toutes les figures qui composent les contre-danses…, à Paris chez Bouin, Castagnery, à Versailles chez Blaisot, sans date.
  • DE LA CUISSE, Le répertoire des bals ou théorie-pratique des contredanses, chez Cailleau, Castagnery, Paris, 1762.

L’étude de ces ouvrages nous a permis de connaître les principes de la contredanse française, c’est-à-dire son déroulement, ses différentes figures et les pas utilisés pour l’exécution de ces figures. Les cinq principaux pas employés [19] proviennent tous du répertoire français de la fin du 17e siècle, codifiés et notés par les maîtres à danser de l’Académie royale de danse sous Louis XIV. En connaissant les règles de base des contredanses, nous avons pu déchiffrer les indications données dans le manuscrit et y placer les pas correspondants aux figures ou déplacements inscrits. Pour certaines indications plus ou moins explicites, nous avons cherché la meilleure interprétation possible suivant le langage chorégraphique de l’époque tout en tenant compte de l’aisance du mouvement.

Conclusion

De quoi peut bien témoigner le Livre de contredanses ayant appartenu à Pierre Boucher de La Bruère ? Tout d’abord de l’intérêt que portait celui-ci à ce répertoire, et sans doute n’était-il pas le seul puisque la contredanse ne se danse guère en solo. Cela nous suggère que la pratique de la danse ne différait sans doute pas trop de celle de France. Mais ce manuscrit pourrait aussi témoigner du répertoire régional français, issu des contredanses publiées à l’origine à Paris. Peut-être s’agit-il de versions normandes d’un répertoire largement diffusé par l’imprimé à travers la France… et qu’un maître à danser ou un amateur éclairé a noté au fil des bals qui avaient lieu dans son coin de pays ? L’imagination et l’Histoire ne sont-elles pas soeurs jumelles ? la première fécondant la seconde…

Notes

[1Le manuscrit s’intitule en fait Livre de contredances avec les figures, mais nous utiliserons l’appellation raccourcie et modernisée de Livre de contredanses tout au long de cet article

[2Cette collection possède la cote CL-0032.

[3C’est Mme Gallat-Morin qui nous a transmis cette information lors d’une rencontre en 2007

[4Voyer, Simonne, La danse traditionnelle dans l’est du Canada - Quadrilles et cotillons, Presses de l’Université Laval, Québec, 1986

[5Nous parlons ici de la danse en colonne pratiquée en France

[6 La Danse en Nouvelle-France, par Pierre Chartrand, Bulletin Mnémo vol. 5 no.1, juin 2000, ou http://www.mnemo.qc.caspipspip.php?article 96

[7La danse traditionnelle au Québec (R-L Séguin) Presse université du Québec, 1986 (p. 74), tiré de Mémoires de Pierre de Sales Latterrière et de ses traversées. Pierre de Sales Laterrière (père), Québec, 1873, p.61

[8Mentionnons à ce sujet qu’en cette fin du 18e siècle, la contredanse française, appelée cotillon chez nos voisins nouvellement américains et chez les britanniques, est grandement à la mode.

[9Du moins celles dont nous avons retrouvé la trace dans des publications françaises

[10« DESETABLES M A LISIEUX FAIT ET VEND TOUS REGISTRE AJENDAS CARTES A JOUER PAPIERS ILUMINES DORES ET MARBRAI ENCRE DOUBLE PLUME ET PAPIERS A ECRIRE DE TOUTE GRANDEUR ET DE TOUTE CALITEZ SIRE DESPAGNE ET PAIN A CACHETER. »

[11Il y a donc un titre par page, plus la première page titre du manuscrit qui est suivie d’une page vierge.

[12On ne donne toujours que les quatre premières mesures de la mélodie, soit « l’incipit »

[13À ce sujet consulter le texte fort éclairant de Mme Gallat-Morin, dans La vie musicale en Nouvelle-France, p. 345

[14La Polonaise contredanse, la Nouvelle royale, Le Rhinocéros, La Poussette, La Piesse futoise, la Paysanne dissée, le Cercle ou Cerceaux, la Jolie, le Petit balley ou Mahon, L’Allemande suisse, La Petite paysanne, les Ormeaux, le Balley des manseaux, le Papillon ou Marionnettes, Dame Françoise, les Bois, La Baronne

[15L’Echo ou Journal de Musique françoise, italienne contenant des Airs, Chansons, Brunettes, Duo tendres ou bachiques, Rondes, Vaudevilles, Contredanses et Menuets, B. Andrez, Liège (1759), no 2 (février), p.24, La Foire de Brie

[16TRAPENNIERS, Recueil de contredanses Avec premier violon et basse continue, ..., Van Ypen, Bruxelles (sans date), 3e recueil page 16 : Les Herceaux (titre différent)

[17FRÈRE, Septième recueil de pot-poury françois et contredanses les plus à la mode avec l’explication des figures qui se danse chez la Reine, Frère, Paris, s.d., (fin 18e siècle)

[18FRAISIER, M. J. C., The scholars companion, containing a choice collection of cotillons & country-dances, Printed by D. Bowen, at the Columbia museum press, for the author, Boston, [1796 ?] , p.8, no 19, L’Allemande suisse, Cot

[19Pas de gavotte, demi-contretemps, balancés, pas de rigaudon, pas chassés