Un inventaire vivant du patrimoine vivant : le projet IREPI

Vol. 11, no. 2, Été 2008

par ROBERGE Martine

JPEG - 175 ko
Lizzie Sivuarapik, Puvirnituq, faisant la préparation du caribou séché au camp de chasse.
Photo IREPI 2007

Le patrimoine immatériel : une notion pas si nouvelle

Le 9 juin dernier se terminait la consultation publique pour la révision de la Loi sur les biens culturels, opération Livre vert lancée par la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec. Divers intervenants du domaine culturel étaient invités à se prononcer sur la nouvelle proposition d’une Loi pour la gestion du patrimoine culturel québécois. L’une des innovations majeures de cette future loi est certainement l’introduction de la notion de « patrimoine immatériel » dans la définition du patrimoine. Pendant longtemps le patrimoine a désigné un héritage collectif, celui des pères, et a presque exclusivement fait référence aux biens matériels tels que les sites et monuments historiques, les collections muséales et les vestiges archéologiques. Dans une frénésie internationale, la question du patrimoine s’ouvre maintenant à des facettes diversifiées. On ne parle plus « du » patrimoine mais « des » patrimoines. Si l’expression « patrimoine immatériel » paraît relativement récente, la notion n’est pourtant pas nouvelle. Au Québec, elle a toujours présidé aux préoccupations des chercheurs et amateurs en folklore et en ethnologie ne serait-ce que par les matériaux collectés dans le domaine de la chanson, du conte et de la musique de tradition orale tout comme les savoir-faire des techniques artisanales qui ont mené à la création d’archives orales et de collections d’artefacts. La plupart des efforts de sauvegarde du patrimoine immatériel ont été faits grâce aux collectes ethnographiques et aux grands inventaires tantôt initiés par des amateurs et des chercheurs, tantôt par des organismes gouvernementaux ou des associations locales. La fin du 20e siècle a cependant marqué un ralenti, sinon un déclin, de ces pratiques de sauvegarde du patrimoine, tout en voyant paradoxalement ressurgir l’intérêt pour ce patrimoine par diverses initiatives comme la formation de groupes de musique traditionnelle ou le renouveau du conte.

Le projet d’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (IREPI) s’appuie sur l’expertise développée au Québec en matière de collecte ethnographique et d’inventaire et s’inscrit dans la continuité de la vision de l’UNESCO depuis que celle-ci a adopté en octobre 2003 la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. IREPI est un projet d’inventaire développé par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique de l’Université Laval dont le chercheur responsable est Laurier Turgeon. Cet inventaire représente non seulement une première au Québec et au Canada, mais aussi sur le plan international. Rieks Smeets, chef de la Section du patrimoine immatériel de l’UNESCO à Paris, a affirmé lors de la Journée d’études sur le Patrimoine immatériel en novembre 2004 à l’Université Laval, « qu’il n’y aurait pas d’équivalent ailleurs dans le monde » et cet inventaire « pourrait devenir un modèle à suivre pour les pays membres de l’UNESCO ». IREPI a été mis en oeuvre par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique, en collaboration avec la Société québécoise d’ethnologie, le Musée québécois de culture populaire et le Conseil québécois du patrimoine vivant. Le projet est financé en partenariat avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ainsi que le ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec.

IREPI : une méthodologie novatrice, un inventaire participatif et utilitaire

La méthodologie utilisée dans ce projet se fonde sur deux méthodes reconnues et éprouvées : l’inventaire et la recherche-action. La méthode d’inventaire permet de répertorier, selon des critères précis, les éléments à recenser et de les classer selon leur degré d’intérêt patrimonial. Cette méthode poursuit un double objectif. En premier lieu, l’inventaire consiste à identifier les ressources ethnologiques ou les pratiques, à les sauvegarder et à les faire connaître. IREPI est un inventaire entièrement numérisé et accessible sur Internet : il présente des fiches descriptives textuelles, incluant des images fixes et des extraits audio-visuels qui permettent de rendre compte immédiatement des éléments du patrimoine immatériel. Ce faisant, il tient lieu de vitrine et d’espace de mise en valeur. Le second objectif est d’identifier les ressources ethnologiques ou les pratiques, qui doivent être préservées, protégées ou promues afin de contribuer à la mise en oeuvre de mesures de soutien. En ce sens, l’inventaire est plus qu’une méthode d’identification et de sauvegarde ; il devient un véritable outil de gestion du patrimoine immatériel et peut être utilisé par les chercheurs ou les gestionnaires dans l’élaboration de stratégies de développement régional. Cette maximisation de la méthodologie d’inventaire a été déterminante dans l’octroi des subsides des organismes subventionnaires pour qui l’engagement d’un financement public allait de pair avec les retombées dans les communautés.

C’est pourquoi l’approche de la recherche-action est complémentaire à la méthode d’inventaire. La recherche-action comprend la mise en place d’actions culturelles comme des articles dans les journaux locaux, une participation à des émissions de radio et de télévision, la préparation d’expositions temporaires lors d’événements publics dans des salons ou des foires ainsi que des conférences ou causeries publiques. Au coeur de cette approche, se trouve la mission de l’ethnologue dans la société : la conscientisation et la responsabilisation des chercheurs vis-à-vis des ressources ethnologiques qu’ils prélèvent dans les communautés tout en ayant le « devoir » de les mettre en valeur par une réinsertion immédiate dans le réseau local où elles vivent. Les interventions effectuées sur le terrain au moment de la collecte de l’information permettent de mettre en valeur la ressource ethnologique ainsi identifiée et d’avoir des retombées positives presque immédiates pour le détenteur du savoir et du savoir-faire. De plus, la recherche-action implique une participation des communautés locales dans les actions de mise en valeur afin que celles-ci puissent se réapproprier les pratiques par des stratégies directes de mise en valeur.

Le projet IREPI se fonde donc sur une valorisation qui se fait en deux temps : d’abord directement sur le terrain au moment de l’inventaire en plus des actions culturelles mises en oeuvre par les chercheurs en collaboration avec les membres de la communauté, puis, dans un deuxième temps, par la visibilité offerte par le site Internet qui présente les ressources au moyen d’une fiche-inventaire numérisée et agrémentée de documents audiovisuels.

Catégories du patrimoine immatériel et critères de sélection

Les ressources ethnologiques inventoriées dans IREPI se regroupent en cinq catégories :

  1. les porteurs individuels de savoirs et savoir-faire (Ex. artisan, musicien) ;
  2. les entreprises détenant un savoir ou un savoir-faire (Ex. boulangerie, fromagerie) ;
  3. les organismes – associations ou groupes informels (Ex. : associations de producteurs, regroupement de loisirs, association culturelle) ;
  4. les formes d’expression (Ex. coutume, fête ou festival populaire, rituel, jeu ou forme verbale comme le conte, la légende ou la langue) et
  5. les espaces culturels (lieux publics concentrant des activités culturelles traditionnelles, marché public, salle paroissiale, parc public. etc.).
JPEG - 233.5 ko
Pascal Huot en entrevue avec Paul-Louis Martin, producteur et propriétaire du verger de pruniers et de l’entreprise La Maison de la Prune, Bas-Saint-Laurent.
Photo IREPI 2006

Ces cinq catégories ont été déterminées en conformité avec la définition du patrimoine immatériel de l’UNESCO et les ressources sont sélectionnées en fonction de critères bien établis, mais qui rejoignent des réalités différentes selon les pays où les inventaires sont produits. Au départ, dix critères ont été identifiés pour orienter la sélection à partir de la pertinence des ressources : authenticité, ancrage à la tradition, ancrage au territoire, ancrage historique, transmission directe, transmission par filiation, vitalité, rapport tradition / modernité, pratique en émergence avec ancrage à la tradition et pratique reconnue et valorisée par la communauté. Ces critères nous permettent de sélectionner les ressources les plus remarquables et d’évaluer leur degré d’intérêt patrimonial. Si ces critères sont des indicateurs pour les étudiants-chercheurs sur le terrain, ils ne sont par contre ni exclusifs ni tous obligatoires. Parmi ces critères, notons, entre autres, l’authenticité de la pratique ou du savoir qui se traduit soit par un ancrage à une tradition de fabrication artisanale, mais aussi par un ancrage au territoire et à l’histoire de la localité ou encore, par l’apprentissage par transmission directe et par la filiation de génération en génération. Si le caractère vivant de la pratique est retenu comme un des principaux critères (autrement nous sommes en présence d’un témoignage du passé), les pratiques peuvent être issues d’un métissage culturel – c’est souvent le cas au Québec où les emprunts sont fréquents entre les cultures amérindiennes, françaises, américaines, anglaises, irlandaises et écossaises –, ce qui renvoie au concept de tradition / modernité dans une perspective de transformation et d’actualisation des savoir-faire. En ce sens, nous nous intéressons aussi à des pratiques en émergence, mais qui se caractérisent par un certain ancrage au passé. La valeur patrimoniale est construite par les communautés qui pratiquent les savoir-faire. En définitive, ce qui est reconnu ou valorisé par la communauté demeure un critère de sélection primordial et la combinaison de assure que nous sommes en présence d’un élément du patrimoine culturel immatériel significatif pour le Québec et les Québécois.

Il faut aussi souligner le caractère représentatif de l’inventaire. En effet, IREPI favorise la représentativité des ressources ethnologiques plutôt que l’authenticité ou l’ancienneté des pratiques en se ralliant ainsi à la nouvelle philosophie des inventaires préconisée par l’UNESCO. Cette représentativité permet de nuancer les critères de sélection tout en s’adaptant à la réalité des régions, des localités, des environnements, des facteurs historiques et de l’urgence de menace de certaines pratiques observées. Il en résulte un inventaire diversifié qui comporte autant des ressources du patrimoine immatériel menacées, vivantes, en transformation, en devenir ou simplement des témoignages du passé qui appartiennent à la mémoire collective.

Le projet IREPI : de la genèse à l’inventaire national

Le projet d’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel a débuté à l’automne 2003 par une réflexion méthodologique qui a permis de créer les outils d’inventaire, de définir les critères de sélection et d’évaluation des ressources ethnologiques ainsi que de conceptualiser la base de données qui allait servir de support au site Internet. Cette réflexion s’est par la suite concrétisée par une expérience-pilote, c’est-à-dire une phase expérimentale de collecte sur le terrain à l’été 2004. Deux équipes d’étudiants (7) ont parcouru trois municipalités régionales de comté (MRC) de la région de la Mauricie et un quartier de la ville de Montréal (Petite-Italie et marché Jean-Talon). Ils ont identifié plus de 180 ressources, enregistré les témoignages des détenteurs de savoirs et de savoir-faire, pris de nombreuses photographies et mené diverses actions culturelles. Ils ont pu mettre à l’épreuve plusieurs outils méthodologiques (schémas d’entrevue, formulaires de consentement, fiche inventaire, guide de saisie des données, guide d’écoute ou de transcriptions, etc.) et ils ont travaillé avec des équipements de pointe en technologie numérique – fournis par le Laboratoire d’enquête et d’entrevue multimédia rattaché à la Chaire en patrimoine ethnologique – pour la captation et le traitement des données sur le terrain. Chaque équipe est munie d’un ordinateur portable, d’un lecteur-enregistreur numérique, d’une caméra vidéo Mini-DV, d’un appareil photo numérique et d’un capteur GPS de données géographiques. L’année 2005 a été consacrée au traitement des données d’inventaire et au travail de conception d’une base de données informatisées. Au terme de cette phase-pilote, les responsables du projet, en collaboration avec les organismes subventionnaires, ont convenu que les MRC rurales seraient privilégiées et que la phase de déploiement de l’inventaire national, prévu sur cinq ans (2006-2010), pouvait être amorcée.

L’inventaire national a véritablement commencé à l’été 2006. Une deuxième phase a eu lieu à l’été 2007 et nous poursuivons pendant l’été 2008 pour une troisième année consécutive. Le financement est accordé annuellement et le renouvellement dépend de l’atteinte des objectifs de chaque phase de terrain et de la disponibilité des fonds. Les étudiants et les professionnels de recherche qui sont embauchés travaillent généralement en équipe de deux et sont répartis dans diverses régions de la province. Ils passent en moyenne 12 semaines sur le terrain en région pendant l’été et doivent consacrer environ 30% de leur temps de travail à la réalisation d’actions culturelles pour faire connaître ce qu’ils ont inventorié et redonner aux populations locales ce qu’elles ont offert au projet IREPI dans chacune des régions visitées. Grâce à la collaboration de nos partenaires régionaux, les étudiants peuvent bénéficier de soutien pour l’organisation de ces actions de mise en valeur. Le reste de leur travail se consacre à l’inventaire et au traitement des données. Pour mener à bien cet inventaire, les étudiants-chercheurs reçoivent une formation intensive d’une semaine avant de partir sillonner les routes. Cette formation porte à la fois sur les principes directeurs de l’IREPI, la méthodologie de recherche et le rôle de l’enquêteur, les principes éthiques et les formulaires de consentement à la recherche, les technologies numériques de captation des données et leur transfert dans la base de données et le site multimédia sur Internet, tant en ce qui concerne le recensement des ressources ethnologiques que les actions culturelles. Les étudiants peuvent ainsi se familiariser avec le concept de patrimoine immatériel grâce à des ateliers offerts par des experts choisis parmi nos partenaires. Comme les expériences se déroulent pour la plupart durant la saison estivale (il est plus commode l’été de faire des « terrains » intensifs en raison des disponibilités des étudiants) – ce qui limite l’accès à des ressources qui est possible exclusivement à d’autres périodes de l’année –, les responsables du projet ont aussi embauché des étudiants pendant l’automne et l’hiver pour couvrir diverses manifestations.

En 2006, douze étudiants-chercheurs ont parcouru 24 municipalités régionales de comtés (MRC) dans six régions du Québec : Mauricie, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Capitale-Nationale, Côte-Nord et Montérégie ; ils ont réalisé près de 280 enquêtes orales auprès de différents individus et organismes. Dans plusieurs régions visitées en 2006, les équipes avaient repéré plusieurs ressources potentielles. Compte tenu de ces listes, le terrain de 2007 s’est planifié en fonction des ressources du patrimoine immatériel déjà identifiées et de l’avancement de la collecte dans certaines MRC déjà couvertes en 2006 afin de consolider les acquis et d’ouvrir de nouveaux chantiers. En 2007, huit étudiants se sont donc installés dans cinq régions du Québec : Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Capitale-Nationale, Côte-Nord ont été revisitées tandis que la région de Lanaudière a fait l’objet d’un premier inventaire. La stratégie de collecte a été modifiée et deux étudiants ont travaillé seuls pendant l’été. C’est aussi en 2007 que de nouveaux enquêteurs ont été recrutés pour que l’Inventaire soit représentatif des régions, des communautés et des formes d’expression du patrimoine immatériel, en particulier des fêtes et des festivals qui se tiennent toute l’année. Des ressources des communautés innues de la Côte-Nord et du Nord du Québec ont également été inventoriées. En tout, quelque 200 ressources ont été recensées en 2007 incluant les données collectées pendant toute l’année. En 2008, quatre nouvelles régions sont visitées par dix étudiants-chercheurs : la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine, l’Estrie, l’Abitibi-Témiscamingue et le Saguenay-Lac Saint-Jean. De plus, une équipe « volante », c’est-à-dire sans région déterminée, se consacre à la cueillette des ressources soit pour compléter des MRC dans des régions déjà inventoriées ou pour explorer de nouvelles régions non encore visitées comme l’Outaouais. Parmi les dix étudiants, le projet IREPI accueille cette année deux stagiaires : une Française et une Camerounaise qui sont intéressées par la formule de l’inventaire et la formation offerte afin de reprendre dans leur pays respectif ces expériences de terrain sur le patrimoine immatériel. Une autre expérience a été tentée en 2008 pour améliorer les stratégies de collecte et le potentiel de recherche-action : une équipe a ainsi intégré un intervenant communautaire dans la réalisation de quelques enquêtes. Cette voie sera de plus en plus privilégiée dans l’avenir et correspond à l’un des souhaits des partenaires financiers pour le développement culturel régional. Un objectif de 200 fiches-inventaire est fixé pour le terrain 2008.

Le site IREPI : une diffusion dynamique du patrimoine immatériel

À ce jour, nous avons donc inventorié plus de 600 ressources (avec un objectif de 800 à la fin de l’été 2008). Près de 425 fiches-inventaire sont accessibles sur le site Internet en ligne parce qu’elles ont fait l’objet d’une validation scientifique et linguistique. Cette étape nécessite un travail énorme, une fois le traitement complété, ce qui explique le décalage entre la collecte et la diffusion sur Internet. Un bilan des ressources reste à faire et certaines modifications du site sont prévues afin de mieux ventiler la représentativité des ressources recensées. Cependant, le site Internet a été amélioré afin de permettre une meilleure navigation notamment en offrant à l’internaute la possibilité de faire une recherche par carte géographique. Cette nouvelle fonction permet de rechercher les ressources soit d’une région, soit d’une MRC, à l’aide de cartes cliquables. Le site s’est également enrichi de fiches descriptives rédigées à partir de données recueillies lors de projets-pilotes menés à l’extérieur du Canada sous la supervision de la Chaire et à l’aide de la même méthodologie d’inventaire. Il s’agit d’un projet réalisé en Haïti en 2007 afin d’évaluer la faisabilité d’un inventaire national. IREPI a accueilli quatre étudiants à la maîtrise en patrimoine à l’Université d’État d’Haïti ainsi que leur professeur en mai 2007 afin de parfaire leur formation en patrimoine immatériel. Dans le cadre d’un projet de coopération Inventaire du patrimoine immatériel Québec/Wallonie-Bruxelles, Françoise Lempereur, chercheure responsable du volet de l’inventaire du patrimoine immatériel en Belgique et maître de conférences à l’Université de Liège est venue à IREPI pour se familiariser avec la méthodologie développée au Québec. Ces collaborations accroissent la renommée internationale de IREPI et toutes les représentations faites à l’international montrent qu’il s’agit jusqu’ici d’un inventaire unique, ce qui place le Québec dans une position avant-gardiste pour les inventaires numérisés. Vous êtes donc invités à visiter le site IREPI, à consulter les fiches-inventaire de votre région, à lire les vignettes-résumés ou à écouter les extraits d’entrevue audio ou vidéo pour connaître le patrimoine immatériel du Québec. Une présentation multimédia est accessible sur le site IREPI à l’adresse suivante : www.patrimoine-immateriel.ulaval.ca (téléchargement Quick Time Player).

Nouveau programme de Baccalauréat en ethnologie et patrimoine

Dès septembre 2008, une nouvelle formation en ethnologie sera disponible à l’Université Laval. Le Baccalauréat en ethnologie et patrimoine vous offre une formation à la fois théorique et pratique, soutenue par des formules d’apprentissage variées : cours magistraux, ateliers et laboratoires, études de cas, stage et travail de terrain. Ce programme vous permettra d’approfondir votre connaissance de la culture nord-américaine, plus spécifiquement francophone, dans ses manifestations passées et actuelles. Vous apprendrez à situer l’ethnologie par rapport aux autres disciplines des sciences humaines et vous vous familiariserez avec les méthodes de recherche qui lui sont propres (cueillette de données sur le terrain, enquête orale, inventaire, etc.). Cette formation en ethnologie vous prépare à poursuivre des études supérieures ou à intégrer directement le marché du travail. Vous pourriez travailler dans le secteur de la culture (conservation et mise en valeur du patrimoine, muséologie, politiques culturelles, tourisme), vous spécialiser dans le travail d’accueil et d’intégration des immigrants ou encore opter pour l’éducation et la sensibilisation culturelle. Le programme s’avère également une base intéressante pour des études en muséologie, en conservation ou en restauration des artefacts. Pour en savoir plus : consultez le programme à l’adresse suivante :

http://www.ulaval.ca/sg/PR/C1/1.515.01.html ainsi que le site de la Faculté des lettres : www.fl.ulaval.ca et celui du département d’histoire : www.hst.ulaval.ca.

* Martine Roberge est professeure d’ethnologie à l’Université Laval, et co-chercheure du projet IREPI.